Retrouver son essence

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C’est comme si les dernières années nous avait préparé les filles et moi à ce qu’on allait vivre en ce moment. Ça fait deux ans que je passe l’été avec mes filles, sans service de garde ni camp de jour. Deux mois juste toutes les trois.

Et dernièrement, les trucs d’un psychoéducateur (speedo-éducateur comme dit Charlie!) pour mieux gérer le temps en famille et reconnaître mes limites en tant que maman. C’est très pratique en ce moment!

Les discussions sur la maladie et la mort aussi, on est rendu pas mal bonne là-dedans. Il n’y a aucun malaise à parler du virus et de ses effets. Est-ce que les enfants peuvent l’attraper? Est-ce que qu’on peut mourir et aller rejoindre papa? Et si toi maman tu l’attrapes et tu meurs, on sait déjà où on va aller. Ben oui, toutes des discussions qu’on a déjà eu à la maison autour de la table.

Et pour la suite, je m’y préparais aussi, reconnecter avec moi-même, avec mon essence. Ma dépression m’avait déjà amené à prendre conscience des symptômes physiques de stress et d’épuisement. J’ai appris à les reconnaître et les nommer. J’ai appris à me connaître et me reconnaître en tant que personne, en tant que femme, en tant que maman et en tant qu’être humain.

J’ai appris à gérer mon énergie au lieu de gérer mon temps. Apprendre à faire les choses selon le moment où je me sens bien pour le faire, sans que ce soit obligé dans un horaire strict. J’ai appris que certaines journées je vais bien, que d’autres journées c’est plus difficile et que c’est ben correct comme ça.

J’ai appris à juste être, sans culpabiliser de lire un livre ou prendre un bain. Accepter que certaines soirées j’ai hâte que mes filles soient couchées pour être tranquille et écouter ma série. J’ai appris dans les deux dernières années à ralentir mon rythme de vie pour reprendre des forces et refaire mes énergies.

Ce qui était devenu mon champ de bataille, c’était d’apprendre à passer à l’action pour réaliser mes rêves à moi. Apprendre à être vivante au lieu de cet état de survivante dans lequel je me sens encore trop souvent.

J’ai l’impression que la situation dans laquelle nous sommes tous plongé nous amène à repenser à notre vie de façon très profonde. À moins que vous soyez de ceux qui ont juste envie que tout reprenne comme avant.

Ce ne sera plus jamais comme avant, ce sera différent. À nous de faire en sorte que ce soit mieux encore que notre avant.

J’avais commencé à établir une liste de mes rêves et j’avais envie que 2020 soit cette année spéciale où j’allais en réaliser plusieurs. Quoique tout soit au ralenti en ce moment, mes rêves sont toujours tout près. Encore plus près que jamais même! J’ai envie de les réaliser et d’être fière de moi.

Ce projet professionnel qui mijote dans ma tête (oui je sais j’en ai toujours plein d’idées dans ma tête!), est-ce qu’il cadre toujours avec qui je suis et comment puis-je commencer à le réaliser, même pendant que tout est sur pause?

Ce désir de mieux manger devient d’un réalisme déconcertant quand on a le temps de bien cuisiner en famille et surtout de manger quand on a vraiment faim sans gaspiller.

Ce projet de maison sur le bord de l’eau que je convoite depuis le secondaire, qu’est-ce qui me fait si peur à l’idée de passer à l’action? Où ai-je envie de m’établir pour la suite de ma vie?

Ce temps d’arrêt obligé me permet de remettre mes projets sur papier, de les repenser, de les prioriser différemment. De les combiner même, parce que certains peuvent très bien se réaliser en même temps.

Ce temps d’arrêt obligé me permet d’apprendre à vivre en plein conscience. Revenir à la base, à mon essence même de ce que je suis. Apprendre à ne pas trop anticiper l’avenir pour vivre présente dans le moment, comme la maladie et la mort me l’avait déjà si durement appris.

C’est spécial quand même que dans ce moment où tout pourrait être paniquant, la vie m’avait préparé à y faire face. J’ai atteint en ce moment cet état de paix d’esprit tant souhaité dans les dernières années. Un lâcher prise sur ce qui se passe pour simplement vivre ce qui est…

Toutes les tempêtes ne viennent pas gâcher votre vie, certaines viennent nettoyer votre chemin…

Tout est une question de perception…
Martine 

One Comment Add yours

  1. Abby dit :

    Joli discernement ☺️ (Je vous lis du Bord de l’eau… Quatre pneus, un matelas, un peu de Créativité .. et le rêve est à portée, à peu de frais ^^)

    J’aime

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