winter-1346098_1280On jase là…vous, comment allez-vous? Parce que honnêtement, je me demande souvent comment vous allez. Comment une nouvelle comme celle-là a bien pu changer votre vie. Elle a changé la nôtre sans contredit, mais la vôtre, de quoi elle a l’air maintenant?

La vie continue. Peut-être que ça n’a rien changé pour vous. Peut-être que ça vous donne un bon coup de pied au cul quand vous avez envie de tout lâcher. Peut-être que ça vous obsède et que vous préférez justement ne pas y penser. En fait, je ne le sais pas vraiment, car je ne vous l’ai jamais demandé. Tout tourne autour de nous depuis deux ans.

Vous me racontez votre vie, où vous en êtes rendu, ce qui se passe de bon ou de moins bon. Mais on ne s’est jamais vraiment parlé de comment vous prenez la nouvelle. Qu’est-ce que ça a eu comme impact dans votre vie? Ok peut-être que vous n’avez justement pas envie d’en parler et c’est bien correct aussi. Mais si vous avez envie d’en parler, si vous avez des questions qui vous trottent dans la tête, comment faites-vous pour évacuer toute cette pression?

On dit souvent qu’une nouvelle comme celle-là affecte tout le monde autour. J’aimerais savoir à quoi vous pensez. Ça me fait du bien de le savoir. Contrairement à ce que vous pourriez penser, m’en parler n’aggrave rien. Au contraire, on échange sur une situation commune vécue de façon similaire ou différente. Toutes les façons de réagir sont correctes. Elles sont propres à chaque personne, à son vécu, sa personnalité, ses expériences passées. J’aimerais ça savoir. J’aimerais ça qu’on jase.

L’expédition se fait à plusieurs, on est tous reliés les uns aux autres dans l’aventure.

Je pense à écrire un livre sur notre expérience de la maladie depuis déjà un bon bout. Mais je manque d’inspiration. Je suis tannée de parler de mon nombril. J’aimerais parler du vôtre. J’aimerais que vous fassiez partie de ce livre. Je n’ai jamais été très « JE ». Je suis plutôt du type « NOUS ». J’aimerais écrire un long chapitre sur l’impact d’une telle nouvelle dans votre vie à vous. Votre regard sur les événements. Ce que ça vous fait vivre. Ce que ça vous apprend. Vos peurs, vos craintes. Vos joies, vos regrets. Tout!

Je sais que pour plusieurs, c’est difficile. Je le sens dans vos commentaires. Je le vois dans vos yeux. Je vois les larmes que vous essayez de retenir. Je sens la compassion que vous avez pour nous. J’aimerais qu’on en parle. Parce que vous, à qui en parlez-vous? À qui vous confiez-vous?

J’étais une bonne confidente avant. J’aimerais ça l’être encore. Arrêtez de penser que vous devez nous changer les idées ou nous protéger de vos émotions à vous, parce qu’on en a ben assez de même sur les épaules (vous vous dites ça hein!). Je veux savoir comment vous allez, vous.

Si vous avez envie d’échanger, j’aimerais ça vous rencontrer. Prendre un café, un verre, un petit déjeuner ou un dîner. Ça fait du bien d’en parler autant à moi, qu’à vous. Il n’y a pas de question stupide ou de réponse stupide. Il n’y a que des échanges vrais et sincères. Peu importe la façon dont vous réagissez, tout est correct. J’aimerais ça qu’on vive ça vraiment ensemble, pour vrai, les yeux dans les yeux. Que vous soyez des amis de près ou de loin, de la famille, des amis des amis, si la nouvelle bouleverse votre vie et que vous aimeriez m’en parler, j’aimerais vraiment ça vous écouter.

Vous aimeriez me partager l’impact de la maladie de Seb dans votre vie? Appelez-moi. Écrivez-moi. En privé si vous voulez. Bref, si vous voulez me partager votre vision des choses, faites-moi signe. Ça me ferait vraiment plaisir d’en parler avec vous.

Tout est une question de perception…

Martine

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